14 ans, c’est l’âge où l’on peut déjà circuler sur un cyclomoteur en France, pour peu qu’on ait en poche le certificat qui ouvre la porte à la route. Ici, pas de passage sur route ouverte, pas d’examen final de conduite : la réglementation joue la carte de la simplicité, mais pose aussi ses propres règles.
Selon la catégorie de permis, les modalités d’accès et les véhicules autorisés diffèrent sensiblement du permis moto classique. Et certains conducteurs, selon leur date de naissance ou leur parcours antérieur, échappent à la formation obligatoire.
Permis AM : à qui s’adresse-t-il et pourquoi est-il indispensable ?
Le permis AM, autrefois appelé BSR (brevet de sécurité routière), vise tous les jeunes à partir de 14 ans qui veulent prendre le guidon d’un cyclomoteur ou d’un scooter 50cc sur les routes françaises. La réforme de 2013 en a fait le passage obligé pour cette tranche d’âge, en remplaçant le BSR. En clair, il s’agit de structurer l’accès au deux-roues motorisé, d’imposer les bases de la sécurité routière et de sensibiliser les débutants aux règles du code de la route.
Mais ce fameux scooter permis ne concerne pas que les adolescents. Toute personne née à partir du 1er janvier 1988 doit le détenir pour circuler sur un cyclomoteur. Ce titre, valable pour une durée de 15 ans, échappe au système du permis à points, même si une suspension peut tomber en cas d’infraction sérieuse (loi du 12 juin 2003). À noter aussi : une reconnaissance automatique dans toute l’Union européenne, pour ceux qui aiment l’aventure à l’étranger.
Comptez en général entre 150 et 400 € pour la formation, le tarif dépendant de l’auto-école et de l’accompagnement choisi. On ne transige pas sur l’équipement : casque et gants homologués, chaussures montantes, blouson et pantalon adaptés, tout doit être prévu pour limiter les dégâts en cas de chute. Les cyclomoteurs, très exposés en ville, imposent cette rigueur.
Voici ce qu’il faut retenir sur le permis AM :
- Accessible dès 14 ans
- Remplace le BSR
- Valable 15 ans
- Non soumis au retrait de points
- Reconnu dans l’Union européenne
Avec cette catégorie, la logique est claire : prévenir, encadrer et former les nouveaux venus à la conduite de scooter. Le permis AM, c’est la première expérience réglementée sur la route pour toute une génération.
Quels véhicules peut-on conduire avec un permis scooter en France ?
Le permis scooter en France couvre un large éventail de deux-roues. Chaque type de permis délimite ce que l’on peut vraiment conduire, selon la cylindrée, la puissance ou encore la catégorie du véhicule. Avec le permis AM, accessible dès 14 ans, il devient possible de rouler en scooter 50cc, moto 50cc, cyclomoteur ou quadricycle léger (cela englobe la voiturette sans permis, le quad 50cc). Pour donner une idée, les Kymco Like 50cc ou Agility 50cc figurent parmi les modèles typiques.
À partir de 16 ans, le permis A1 élargit l’horizon : scooters et motos jusqu’à 125 cm3, tricycles à moteur de moins de 15 kW. Des modèles comme le Kymco Downtown 125cc, Xtown 125cc ou Yamaha Xmax deviennent alors accessibles. Le permis A2, dès 18 ans, ouvre la porte aux maxi scooters et motos jusqu’à 47 chevaux (35 kW). Les passionnés de puissance peuvent ainsi s’offrir un Kymco AK 550cc, un Xciting S 400cc ou un Yamaha Tmax 530/560.
Voici, pour chaque permis, les véhicules accessibles :
- Permis AM : scooter 50cc, cyclomoteur, quad 50cc, voiturette
- Permis A1 : scooter 125cc, moto 125cc, tricycle ≤ 15 kW
- Permis A2 : maxi scooter, moto ≤ 47 CV
Le permis B, s’il est associé à une formation spécifique, permet aussi de piloter un scooter 125cc ou un tricycle ≤ 15 kW. Quant au permis A, il supprime toute limite de puissance sur les motos et scooters. À chaque catégorie, son usage : de la mobilité urbaine quotidienne aux longues distances sur autoroute au guidon d’un maxi scooter comme le Yamaha Tmax ou le XAVD 750.
Les étapes clés pour obtenir le permis AM en toute simplicité
La première marche, c’est la formation théorique. Avant de monter en selle, il faut présenter une ASSR1 ou ASSR2 (attestation scolaire de sécurité routière), attribuée pendant la scolarité, ou une ASR si l’on n’est plus élève. Sans cet élément, impossible d’avancer.
La suite se passe dans une auto-école agréée pour valider la formation pratique : huit heures, sur deux jours consécutifs. Le programme alterne exercices sur plateau, circulation et sensibilisation à la sécurité routière. Ici, pas d’examen final stressant : le formateur valide la formation, et c’est terminé. Pas de code moto (ETM) à repasser non plus.
Avant de prendre la route, il faut impérativement porter l’équipement réglementaire : casque et gants homologués, blouson, pantalon, chaussures montantes. Tout est obligatoire. La formation coûte généralement entre 150 et 400 € selon les établissements.
Pour finaliser, il reste à rassembler les justificatifs : pièce d’identité, preuve de domicile, attestation de formation, photo d’identité, parfois le certificat de participation à la JDC (pour les 17-25 ans) et le règlement de la taxe régionale. La demande s’effectue ensuite sur le site de l’ANTS (Agence nationale des titres sécurisés). Le permis AM est envoyé par la poste, en courrier suivi.
Ce permis, d’une validité de 15 ans, ne fait pas partie du système de points. En cas d’infraction grave, une suspension peut être prononcée, conformément à la loi du 12 juin 2003. Le permis AM marque donc l’entrée dans l’autonomie sur deux roues, avec une validité dans toute l’Union européenne.
Permis AM, A1, A2 : comprendre les différences pour faire le bon choix
Trois catégories structurent le permis scooter en France : AM, A1 et A2. Chacune a ses propres règles, dictées par l’âge, la puissance du véhicule et l’usage envisagé.
- Permis AM : accessible dès 14 ans, il succède au Brevet de Sécurité Routière (BSR). Il permet de conduire cyclomoteurs, scooters 50cc, quadricycles légers ou voiturettes. Pas d’épreuve de code : la formation en auto-école, sur deux jours, suffit. Valable 15 ans, sans points, il cible les plus jeunes ou ceux qui privilégient les courts trajets urbains.
- Permis A1 : dès 16 ans, accès aux motos ou scooters 125cc, ainsi qu’aux tricycles jusqu’à 15 kW. La formation, plus longue, impose un examen de code moto (ETM), puis vingt heures de pratique dont cinq sur route. Les modèles comme le Kymco Downtown 125cc ou Yamaha Xmax 125 sont des incontournables.
- Permis A2 : à partir de 18 ans, il permet de prendre le guidon de motos et maxi-scooters jusqu’à 47 chevaux. Vingt heures de formation au minimum, code moto obligatoire. C’est le sésame pour des modèles comme le Yamaha Tmax 560, Kymco AK 550 ou Honda Forza 350. Après deux ans et une formation complémentaire, on peut viser le permis A.
Le choix dépend donc de l’âge du conducteur, de la cylindrée recherchée, de la puissance autorisée et de l’envie d’aller vers des modèles plus performants. À noter : la formation au permis A2, tout comme celle pour le maxi scooter (équivalent boîte automatique), peut être financée via le Compte Personnel de Formation (CPF).
À chacun sa trajectoire : le permis scooter ouvre des routes multiples, de la liberté urbaine à la conquête de nouveaux horizons. Les deux-roues attendent, prêts à écrire la suite du voyage.


