Le système SIV, en vigueur depuis 2009, attribue des combinaisons de deux lettres, trois chiffres, puis deux lettres, sans tenir compte de l’ordre d’achat ou de la localisation du véhicule. Certaines combinaisons, notamment celles jugées offensantes ou ambiguës, sont systématiquement écartées par l’administration. En 2024, la séquence atteint la série GZ, illustrant une progression régulière malgré l’absence de lien avec les régions.
Le format SIV ne prévoit pas de retour en arrière ni de remplacement à court terme, alors que le rythme d’attribution s’accélère avec la croissance du parc automobile. L’identifiant régional sur la plaque reste, lui, au libre choix du propriétaire.
Le format des plaques d’immatriculation en France : ce qui a changé ces dernières années
Depuis 2009, c’est le système SIV qui donne le ton sur toutes les routes de France. Exit les anciens codes départementaux, place à une structure à la fois simple et implacable : deux lettres, trois chiffres, deux lettres, ni plus ni moins. Ce nouveau format, qui ne fait aucun cas des frontières régionales, repose sur une attribution centralisée et chronologique via le fichier national des immatriculations. Toutes les catégories de véhicules y passent, de la citadine à la moto, en passant par les utilitaires : même traitement, même formule. Ce changement a bouleversé les habitudes, aussi bien chez les professionnels que chez les particuliers. Finies les attentes interminables et les démarches à rallonge : la gestion des plaques d’immatriculation attribuées se fait désormais de manière automatisée, que vous passiez par un concessionnaire ou un centre auto. Pour l’administration, le système SIV facilite le suivi des véhicules, renforce les contrôles et complique la tâche des fraudeurs. Les exigences de sécurité se sont aussi resserrées : caractères noirs sur fond blanc, dimensions strictes, lisibilité sans faille pour les caméras de lecture automatique. La numérotation avance sans distinction régionale. L’administration écarte systématiquement les combinaisons jugées inappropriées. Résultat : un paysage routier uniforme, où chaque véhicule affiche la même structure de plaque, du nord au sud, de l’est à l’ouest. Ce format unique, géré au niveau national, assure la cohérence du parc automobile et facilite le suivi lors d’un changement de main ou de domicile.
Dernière plaque attribuée : comment connaître le numéro actuel en 2025 ?
Sur les parkings comme sur l’autoroute, il suffit d’un coup d’œil averti pour repérer le numéro d’immatriculation attribué le plus frais. Le système SIV ne s’embarrasse d’aucun découpage géographique : chaque nouvelle plaque suit strictement la séquence, sans se soucier de la localisation. Oubliez donc l’idée de deviner d’où vient un véhicule à partir de ses lettres et chiffres : ce temps est révolu.Pour mettre la main sur la lettre d’immatriculation actuelle, plusieurs méthodes s’offrent à ceux qui veulent suivre la cadence. Les bases officielles, régulièrement alimentées par des sites spécialisés ou certains médias automobiles, restent la référence. Certes, le fichier national des immatriculations n’est pas ouvert au grand public, mais un œil attentif sur les véhicules neufs ou les annonces en ligne permet déjà de se situer sur la grille du dernier numéro d’immatriculation attribué.La progression respecte une logique toute simple : on épuise l’alphabet, puis les chiffres, puis on recommence avec l’alphabet. Par exemple, après « GA-999-ZZ », la série suivante débute à « GB-001-AA ». Ce mécanisme, sans surprise, évite toute confusion.
Voici ce qu’il faut avoir en tête pour suivre la progression des séries :
- Dès qu’une série est complète, la suivante prend la relève automatiquement.
- Les lettres I, O et U sont exclues, afin d’éviter toute ressemblance avec certains chiffres.
- Le passage à une nouvelle série n’est jamais annoncé officiellement : il faut observer les plaques en circulation pour s’en rendre compte.
Pour 2025, les plaques devraient naviguer autour des séries « GD-*-AA ». Les professionnels du secteur surveillent ces évolutions de près, car cela influe sur la gestion des flottes, les démarches administratives et le suivi des véhicules en circulation.
Décrypter une plaque et une carte grise : les éléments à comprendre
Au premier regard, la plaque d’immatriculation française révèle plus qu’une simple suite de caractères. Depuis 2009, le format actuel s’est imposé : deux lettres, trois chiffres, deux lettres, le tout séparé par des tirets. Cette organisation, commandée par le système SIV, s’accompagne de caractères noirs sur un fond blanc éclatant, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière du véhicule. Sur le côté droit, un identifiant territorial, le numéro de département et son logo régional, personnalise la plaque, même s’il ne trahit rien de la provenance administrative du véhicule.La carte grise, appelée aussi certificat d’immatriculation, condense toute l’identité administrative du véhicule : numéro d’immatriculation attribué définitivement, nom du propriétaire, date de première mise en circulation et caractéristiques techniques. Pour ceux qui n’aiment pas attendre, le certificat provisoire d’immatriculation offre une solution temporaire, valable trente jours.Un point à ne pas négliger : le numéro de plaque ne change pas lors d’une vente ou d’un déménagement, sauf si le véhicule roule encore sous l’ancien format FNI. En revanche, l’identifiant territorial peut être modifié à tout moment lors d’une nouvelle édition de plaque. Ce système très encadré permet une identification précise, tout en laissant au conducteur le choix du département affiché. La plaque dépasse donc le simple cadre réglementaire : elle devient aussi un marqueur, parfois même un clin d’œil, pour l’automobiliste.
Pourquoi le système SIV évolue et ce que cela implique pour les automobilistes
Le système SIV se met à jour au fil des mutations du parc automobile. Depuis son lancement, il a transformé la façon dont les numéros d’immatriculation sont générés et attribués. Aujourd’hui, les pouvoirs publics affinent les règles pour accompagner la croissance du nombre d’immatriculations, renforcer la lutte contre la fraude et s’aligner sur les standards européens.Plusieurs facteurs expliquent cette adaptation :
- La hausse continue du nombre de véhicules immatriculés sur le territoire, qui oblige à anticiper le moment où le format actuel sera saturé.
- La nécessité de réduire les risques d’usurpation de plaque et de mieux suivre les changements de propriétaire ou d’adresse.
- L’arrivée de nouvelles catégories de véhicules, hybrides, électriques, utilitaires, qui nécessitent parfois des ajustements spécifiques dans le système d’immatriculation.
Pour les automobilistes, chaque démarche (vente, déménagement, remplacement d’une plaque illisible) doit se faire en conformité avec les règles actualisées. Les professionnels du secteur, concessionnaires, garages, centres auto, proposent des services adaptés, sous le regard attentif du ministère de l’Intérieur. La réglementation encadre précisément la présentation et le mode de fixation des plaques, sous peine de sanction. Mieux vaut donc vérifier l’état et la conformité de sa plaque à chaque étape administrative : un simple détail peut faire la différence lors d’un contrôle routier.
Sur chaque pare-chocs, la plaque raconte une histoire unique. 2025 promet de poursuivre ce récit, série après série, sans jamais faillir à la rigueur de son format ni à l’exigence de traçabilité. La prochaine combinaison vous attend déjà, quelque part sur la ligne d’assemblage.


